Une énigme à résoudre sous forme de nouvelle...

 

Depuis 2 ans, une dame vient garer sa voiture (une peugeot blanche) devant notre maison ou légérement à côté, ou encore dans la rue en face de la nôtre, hiver comme été, en semaine et le week-end ; c'est presque quotidien, elle reste dans sa voiture, lit parfois un journal et repart toujours seule. Elle peut rester 1 heure ou 2.

Lui demander la raison de sa présence serait une erreur et une intrusion dans sa vie privée, aussi nous faisons appel à votre imagination...

Pourquoi est elle là ? Nous vous demandons de nous proposer une ou plusieurs hypothèses.

Le texte peut être court ou long, en prose ou en vers, tous les genres sont acceptés. Nous espérons ainsi mettre fin à une énigme que nous ne pouvons élucider et nous libérer d'une sorte d'obsession engendrée par ce mystère !

Envoyer votre ou vos texte(s) par mail

 

Le MYSTÈRE DE LA DAME QUI STATIONNE...

 

Je m'appelle Irma. Quand j'étais petite on me surnommait « la douce » car j'étais gentille avec tout le monde. Aujourd'hui c'est la sept-centième fois que je suis dans ma voiture garée près du 26 de la rue du Docteur Jean Arlaud. Il est 14 heures, et comme d'habitude, derrière mon volant je fais semblant de faire des mots croisés sur un journal tout en écoutant un CD de Dalida ; elle m'a toujours accompagnée dans la voiture. C'est toujours le même journal que je tiens sur mes genoux depuis le début ; il reste à côté de moi sur le siège passager : lui aussi c'est mon compagnon.

Si j'écris cela aujourd'hui sur mes genoux, c'est que je suis contrariée.

Il faut que je vous informe : mon mari Dédé n'est pas toujours d'accord avec moi, mais je m'occupe bien de lui qui est cloué sur son fauteuil roulant. Et encore, lui il est gentil avec moi, ce n'est pas comme sa mère qui ne peut pas me piffrer. Elle ne se gêne pas pour me houspiller et elle me traite de parano. Depuis deux ans, elle ne veut plus me rencontrer et comme elle vient voir son fils tous les jours de la semaine, du mois, de l'année, de 14 heures à 16 heures, je m'en vais avant qu'elle arrive, je prends ma voiture et je viens me garer ici devant le 26 de la rue du Docteur Jean Arlaud.

Pourquoi ici ? Eh bien parce que j'aime le nom de la rue et que je suis en confiance devant le numéro 26 (2 fois 13, ça conjure le sort à défaut de porter-bonheur 2 fois. Et puis, la première fois que je suis venue, la dame du 26 est apparue dans son jardin et je l'ai trouvée belle et rassurante : elle est toute ronde et elle me rappelle maman avec ses frisettes grisonnantes. Ce n'est pas comme notre voisine de palier, grande négresse toute maigre qui crie constamment après ses six enfants. A-t-on idée d'avoir autant d'enfants ? Dédé et moi n'en avons pas à cause de son infirmité ; c'est comme çà ! Donc cette voisine, je suis sure qu'elle m'en veut et qu'elle fait exprès de faire cuire du chou-fleur parce que j'ai horreur de cette odeur. Et puis, pourquoi me regarde-t-elle toujours d'un air soupçonneux comme si j'allais lui voler un de ses marmots accroché à sa robe ?

Donc, tous les jours je viens me garer devant ce 26 de la rue et j'ai remarqué que je suis attendue : la dame me guette à la fenêtre du premier étage. Je le sais car toujours le rideau retombe quand j'arrive. C'est ma copine en somme ! Un jour, je crois même avoir vu un petit sourire sur ses lèvres. Une autre fois, Dédé dirait que je l'invente, elle m'a même fait un petit signe amical de la main derrière sa fenêtre. Je lui ai répondu en lui envoyant un baiser .Je reste tous les jours là, sous la protection de cette gentille dame. Je me sens calme et rassurée comme lorsque j'étais auprès de maman. Elle veille sur moi, je suis sure !

Mais voilà, depuis quelques jours, je la sens changée et c'est ce qui justement me contrarie et me peine. Avant même que j'arrive, elle se montre penchée à sa fenêtre comme si elle m'attendait, mais elle me lance de curieux regards, durs, comme ceux de ma belle-mère. Et puis là, je commence à prendre peur car hier elle a appelé quelqu'un à l'intérieur de la maison. Un homme est venu près d'elle et il ne m'a pas lâchée des yeux pendant un bon moment. C'est surement son mari, mais il est effrayant avec sa moustache à la Hitler et son gros ventre à la Mussolini ; ils ont parlé entre eux et ont brusquement fermé la fenêtre. Aujourd'hui il n'est pas là. Ouf ! Je lance de brefs regards vers le premier étage mais il se passe quelque chose d'anormal : la dame, mon amie, vient d'ouvrir la fenêtre. Elle est au téléphone. Pourquoi regarde-t-elle ma plaque d'immatriculation ? Elle referme la fenêtre sans me faire un signe ni même me regarder, comme si je n'existais pas. Puis plus rien... Que se passe-t-il ? Il y a quelque chose qui cloche... Il faut que je parte... Oui mais il n'est que 15 heures. J'ai encore une heure à attendre avant de pouvoir rejoindre Dédé. Quand je rentre à 16 heures, il ne me parle pas ; c'est vrai qu'il doit être fatigué de parler avec sa chère mère. C'est tout juste s'il s'aperçoit que je suis revenue. J'étais si bien devant ce 26 rue Bonrepos, mon moment de tranquillité quotidien !

Mais qu'est-ce-que j'entends ? C'est une voiture de flics. Ils s'arrêtent à la hauteur de ma voiture en double file : ils doivent chercher leur chemin. Ah... Non ! Ils vont directement au numéro 26, la dame s'avance vers eux et me montre du doigt. Ils se retournent tous vers moi et s'avancent, s'avancent... J'avais bien raison d'être contrariée aujourd'hui ! Je vais vite faire semblant de remplir des cases de mots croisés et cacher mon manuscrit. Mon Dieu, pitié ! Je ne veux pas qu'on m'emmène encore à l'hôpital psychiatrique... Qui s'occupera de Dédé ?

Marie-Christine

course de chevaux
course de chevaux

La Peugeot blanche...

 

Ce matin-là, vers 9 heures, Max ouvrit les volets de son appartement... Sa surprise fut grande de voir à nouveau la Peugeot blanche stationnée en face de chez lui : "Cela fait plusieurs jours, qu'elle est parquée là, à quelques mètres près, et à la même heure..!" Se dit-il. Il put distinguer à nouveau la passagère du véhicule qui, comme tous les jours précédents, semblait feuilleter un journal, prendre des notes, et réfléchir, assise derrière le volant.

 

Max repassa vers 10 heures devant sa fenêtre, la voiture et la même personne au volant étaient toujours là : "C'est quand même bizarre, pensa-t-il, car cela fait au moins un mois qu'elle est là, tous les matins, à la même heure !" Il passa à nouveau vers 11 heures, juste à temps pour voir la voiture démarrer... Max se prépara pour sortir, semblant oublier cette histoire pendant un moment. Il se retrouva dehors et marcha tranquillement vers le bar-tabac proche de chez lui ou il allait de temps en temps prendre un café et discuter amicalement avec le buraliste, patron de l'établissement. Quelle ne fut pas sa surprise, en arrivant, de voir la Peugeot blanche arrêtée devant la brasserie et, en entrant, de voir la conductrice de la voiture au guichet, en grande conversation avec le patron ! Il s'assit au bar, commanda son café et observa en catimini la dame qui achetait des cigarettes et de plus, devina-t-il, déposa ses pronostics du P.M.U. et paya son dû. Il nota que c'était une personne d'une cinquantaine d'années, ayant une certaine classe... Après avoir terminé ses petites tractations, la dame sortit et s'en alla au volant de sa voiture.

Ne pouvant surmonter sa curiosité, Max alla au guichet vers le patron, le salua amicalement et lui dit : "Dites-moi, tous les matins, cette dame stationne pratiquement devant chez moi et reste pendant environ 2 heures sans sortir de son véhicule... Avez-vous une explication ? Car je me pose pas mal de questions..!

"Oui, monsieur, tous les matins cette personne prépare et peaufine dans sa voiture ses pronostics pour les courses hippiques de l'après-midi, où qu'elles aient lieu. Elle étudie le journal Paris-Turf et écoute les informations transmises par son auto-radio", répondit le buraliste. Puis rajouta : "Après quoi, vers 11 heures, elle vient ici pour déposer, payer ses bulletins et acheter un paquet de Gitanes-filtre : c'est tous les jours le même scénario !" Max ne put s'empêcher de demander : "Connaissez-vous son nom ? Et ce qu'elle fait dans la vie ?" ; "Attendez un petit instant, je crois que j'ai mis sa carte de visite quelque part", répliqua le buraliste; après avoir feuilleté un tas de papiers, il ajouta : "elle a un nom à consonance bretonne, vous savez, le... quelque chose, comme Le Dantec, par exemple ; ah la voilà ! Madame Angéla Le Moraudent... De plus, elle est propriétaire d'un haras dans l'Aveyron, à La Cavalerie, près de Millau : le Haras Quirit... On dirait que tout est prédestiné, dites donc..! C'est son mari qui s'occupe du haras ; elle, c'est surtout les courses de chevaux qui l'intéressent ! Oui, c'est son dada !"

 

Après avoir remercié le patron, Max reprit le chemin de son immeuble en pensant que volontairement ou non, avec cette dernière remarque, le buraliste avait fait un tabac...!

 

Jacques Péguret (Avril 2012)

Prochaines dédicaces de nouveautés dont "Le jardin des Mots drôles" avec d'autres livres des ateliers d'écriture humoristique

 

 Les livres d'humour sont toujours dédicacés :

"Bestiaire Loufoque" les fables expliquées... et 

"Sous la lune de crocodile..."

(650 Aphorismes, pensées et holorimes d'humour) pour rire de 12 à 95 ans !

 

Lieux des prochaines dédicaces :

 

 

- samedi 23 septembre 2017 : Librairie "Au plaisir de lire" 20 rue J.Jaurès à LAVELANET (09) dès 9h30

 

- dimanche 24 septembre 2017 : 7ème fête du livre, salle Boris Vian Av. du Château d'Eau à La Salvetat St-Gilles (31) de 10h à 18h30

 

- dimanche 1 octobre 2017 : fête du livre, Espace intercommunal Centre Tarn. 2 bis bd Carnot à Réalmont (81) de 10-12h et 14-18h

 

 

 

 

 

 

Parmi les LIBRAIRIES où ces LIVRES sont en vente...

Nouvelle réédition par l'association éditrice "Des Mots pour le rire" en 2016

« Des Mots pour le rire » 152 pages, 12,90 € + frais de port 2,80€

 

Commander à l'adresse ci-dessous ou mail à jaidesmots@gmail.com

 

Chèque à envoyer à l'ordre de : Association "Des mots pour le rire". Adresse : Présidente Cazeneuve Danielle, centre village, Ciadoux 31350

 

Expédition sous 3 à 5 jours après la réception du règlement

Nouveauté 2017 : "Le jardin des mots drôles" dernier sorti, rejoint "Sous la lune de crocodile" et "Bestiaire loufoque"...

Le jardin des mots drôles est enfin sorti (fin mai 2017)
Le jardin des mots drôles est enfin sorti (fin mai 2017)

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Dédicace pour toute commande sur ce site, du "Jardin des mots drôles" ou des "Fables expliquées du Bestiaire loufoque" ou "Sous la lune de crocodile..." envoi du livre avec une dédicace personnalisée par un quatrain d'humour sur votre animal préféré ou métier de la personne à qui vous destinez le livre ! (Lors de la demande, donner l'info sur tout autre thème choisi... )

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